| Les lectures possibles du Royaume et
la Gloire sont nombreuses et le roman donne lieu à de multiples
interprétations. France Catholique, après un article
de l'éditeur de La Licorne, a publié une critique peu élogieuse
des deux livres. Ce texte alimente une polémique sur plusieurs
sites, mettant directement en cause certaines personnes et leurs compétences.
Nous avons donc constitué ce dossier à partir
de plusieurs critiques (positives, oui, et alors ?) pour donner
la vision la plus large possible du Royaume et la Gloire, qui mérite
(selon nous) mieux qu'une rapide lecture en survol.
Site officiel des deux romans :
http://www.editionsdelalicorne.com/
Le
Royaume et la gloire est une épopée. Peu importe que
cette épopée se soit déroulée, en
apparence, sur un rayon de quelques kilomètres carrés,
entre quelques montagnes et des villages en ruine. Car l’étendue
réelle du Royaume est aussi changeante que celle de ses alter
ego le Pays Perdu et le Pays où l’on n’arrive
jamais*. Mais pour gagner ce Royaume-là et en passer la frontière,
ni orage ni cheval pie ne vous serviront. La modalité d’accès
la plus connue est l’escalade du légendaire château
de Revol-le-Vieux, que le voyageur inattentif ou pressé voit
sous la forme de deux tours noires ou "deux chicots noirs".
Il faut se porter au pied de la plus haute des deux tours (parfois,
une bannière fleurdelisée hissée en son sommet
aide à la repérer) et entreprendre de l’escalader.
Attention, de l’extérieur, sur la paroi nue, et non
par les escaliers intérieurs, par ailleurs souvent encombrés
de scouts déterminés à en défendre le
passage. Veiller à s’harnacher, notamment à
la taille, se munir de quelques pitons, et commencer l’ascension
(un corbeau de pierre large de presque dix centimètres peut
être utile à mi-chemin). Continuer ainsi, jusqu’à
ce que la tête tourne, les mains tremblent, les jambes flageolent,
la vue se brouille : vous êtes presque rendu. Il ne reste
plus qu’à attendre que la prise sur laquelle vous comptiez
disparaisse subitement pour que vous basculiez dans le vide, la
tête la première. Si toute votre vie défile
dans votre esprit, c’est parfait, vous êtes en train
de passer la frontière. Quand vous sentirez enfin un grand
choc à la hanche, vous serez bien avisé de rouvrir
les yeux : le Royaume est là, avec "ses montagnes
aux ravins profonds, aux villages infimes, aux sources rares."
Comment le Royaume fut découvert
C’est ainsi, en tout cas, que Iaume, second des Lynx de la
3ème Ardres-d’Allèves, passa la frontière,
après trois jours de crapahutage aléatoire sur les
montagnes de juillet, entre la Margeride et Alès. Et comme
tous ceux ayant vu une fois le Royaume, il n’en est jamais
vraiment ressorti.
Qui est Iaume ? L’année qui précéda son entrée
dans le Royaume, la réponse eût été simple
: un scout modèle, un petit frère de Christian d’Ancourt
: même mèche noire et batailleuse, avec une propension à
se mouiller de la tête aux pieds dans les combats, mais toujours
avec un sourire éblouissant propre à éclairer les
ciels de pluie les plus sombres. L’année où il passa
la frontière du Royaume, la mèche noire était toujours
là, mais servait surtout à cacher un oeil encore plus noir
; le sourire, toujours éblouissant, était plus entretenu
à coups de brossage intensif que de fanions arrachés à
l’ennemi. Cette année, Iaume ambitionnait d’être
le plus mauvais second que l’on pouvait imaginer, et il faut dire
qu’il y réussit assez bien. Iaume s’ennuyait. Les grands
jeux l’ennuyaient, les chefs l’agaçaient, les scouts,
- ces mômes ! - l’exaspéraient. Bref, il ne supportait
plus personne et plus personne ne le supportait, hormis Geoff, Geoffrey
Tête Rouge, son CP, son ami, bien plus paumé et plus maladroit
que lui, qui ne savait comment s’en sortir avec une patrouille dont
le second, il faut bien le dire, ne l’aidait pas beaucoup... Iaume
s’ennuyait parce que les grands jeux sonnaient faux, que ces fables
de trésor et de châteaux à défendre lui semblaient
soudain du dernier ridicule, parce qu’il n’arrivait plus à
faire semblant d’y croire, parce que tout cela, ça va bien
quand on a douze ans mais que lui, maintenant, avait soif d’autre
chose. Et ce jour de juillet où il tomba la tête la première
dans le Royaume, il sut tout de suite qu’il avait trouvé
ce qu’il cherchait, parce qu’il le connaissait déjà
: c’était "son royaume à lui, rien qu’à
lui."
Mais voilà, le problème dans ces ascensions, c’est
qu’il faut redescendre et les autres, ces étrangers
au Royaume, ne vous fichent pas la paix, n’ont de cesse de
vous gâcher l’existence avec leurs petits soucis dérisoires
de camp, de messages à décrypter, de fortin, de corvée
de vaisselle ou de pluche. C’est une loi que, s’en retournant
du Royaume, on soit atteint par le syndrome du "Mais qu’est-ce
que je fais là ?"
Et puis il y avait les chefs, le cauchemar de Iaume. "Il détestait
les chefs. Il voulait ne rien avoir à faire avec eux. Qu’est-ce
que les chefs venaient faire dans le royaume ? Pourquoi avaient-ils pénétré
dans le paysage, pourquoi froisser sa victoire ?"
La
plupart des romans scouts, dans la grande et longue tradition du
Signe de Piste, mettent en scène des garçons "en
difficulté" que le scoutisme redresse. Ou des scouts
à problème mais alors pour des raisons objectives
: hérédité à problème (Le
Bracelet de vermeil, Le Vent sauvage), milieu familial ou social
perturbé/perturbant (Grand Jeu). Ou bien encore
des adolescents qui tournent mal, parce qu’ils écoutent
du jazz (L’Equipier, L’Escadrille blanche),
font de la contrebande de chocolat ou autres confiseries (La
Ménagerie), ou boivent de la bière (Grand
Jeu). Bref, le vice les guette. Mais a-t-on vu un scout modèle
devenir mauvais second par soif de vérité ? Par exigence
et refus de tricher ? "J’ai envie de me barrer",
"Je ne les aime pas", se répétait Iaume,
comme une lucide évidence qui lui indiquait le chemin à
suivre. A qui allait sa fidélité ? Au Royaume ou à
ces boulets que représentait sa patrouille, la patrouille
ennemie, la troupe ? Quand survint l’ultime entourloupe des
chefs, la tricherie de trop, la crise éclata : "Je ne
joue plus, je m’en vais."
Et ce fut la liberté, ce grand poids qui s’en va quand on
a enfin pris une décision qui tardait, quand on se déleste
de tout ce qui est mort, vieux, pesant, un soulagement tel qu’il
n’y a plus de place pour la colère. Peut-on rester grincheux
devant le Royaume ? "Son royaume de vent et de montagne, de gorges
et de crêtes, son royaume des villages perdus, des vrais, des épicières
rencognées à l’ombre d’un store, des fontaines
sur les places où sommeillent deux chats, des hirondelles aux clochers,
des grandes routes blanches, des solex sous les escaliers de pierre, le
royaume de ces songes de soleil, celui que lui promettaient, au printemps,
les environs désolés du boulevard des Amériques,
le faubourg de Misère et l’avenue de la Ligne, il le touchait,
il le tenait enfin, il le sentait...
La colère ? Quelle colère ? Il avait beaucoup mieux à
faire : les laisser tous tomber et partir droit devant lui."
Dans sa fugue, où il erra, cependant, beaucoup moins qu’en
suivant le jeu de piste et les azimut du camp, Iaume apprit deux, trois
choses, qui sont bien utiles dans le Royaume : demander pour soi, par
exemple, de l’eau. "Il n’avait jamais demandé
de l’eau ainsi, jamais demandé pour lui, Guillaume. Il avait
demandé de l’eau pour un scout en groupe ou seul, mais jamais
pour lui, Guillaume Le Bailli » et encore moins au « portier
du monde". Il apprit aussi à saluer le Christ comme on
le fait dans le Royaume, lui qui ne savait pas prier, qui n’avait
jamais réussi à prier, en patrouille. Comme le Royaume n’appartenait
qu’à lui, "il lui sembla que ce Christ-là
était le sien, n’était qu’à lui. Un Jésus
secret, pour lui, Guillaume d’Ardres-d’Allève."
Dans le royaume, Dieu n’est pas un super-chef au dessus des chefs
qu’il est de bon ton de prier à la veillée, mais un
"frère de plâtre dans une église de la montagne."
Un Christ à qui il n’est pas besoin de parler, qu’il
suffit de toucher. "Et ce Christ lui entra dans le coeur. Il
savait déjà qu’il n’en sortirait plus jamais.
Un Christ dans son coeur, avec le cri des hirondelles, l’éclat
de la rivière, la chaleur des ruelles, la sueur en longues traînées
sur sa chemise, l’odeur des fleurs desséchées, la
lumière souveraine sur la montagne..." Iaume apprit aussi
à voler, à déraper, à glisser sur le ciel,
et tout allait bien, les chemins filaient, la route était clémente,
le temps disparaissait...
Et ce fut peu après le versant facile que le Royaume montra un
autre visage, "dur et sec". Où il faisait soif.
Où les jambes faisaient mal, où le chemin n’était
plus amical du tout, un chemin qui faisait trébucher, buter, tomber
et rebuter encore. C’est la partie du chemin où les souvenirs
remontent, le petit Iaume, le chef Guil, Geoffroy, c’est la partie
du voyage où l’on n’arrive de moins en moins bien à
marcher, non pas tant à cause de la fatigue, mais parce que l’on
ne marche plus dans la bonne direction. Alors le Royaume se déroba,
le lâcha, pauvre loque pleurant au bord de la route. A ce moment-là,
il dut choisir, ça ne pouvait plus attendre, perdre le royaume
ou arracher le drapeau. Iaume fit demi-tour et décida qu’il
allait arracher le drapeau.
La 3ème Ardres-d’Allève
Il y a
Geoffroy Tête Rouge, montagne de muscles désemparée,
CP malhabile et sans autorité, mauvais élève,
amoureux "de loin", bientôt "ancien scout",
avec peu de souvenirs glorieux à se remémorer, et
présentement en ce mois de juillet agité, acteur sans
doute peu enthousiaste, mais de bonne volonté, du premier
jeu... Et voilà qu’à lui aussi s’offre
le choix, suivre les uns ou l’autre. Jusqu’au bout,
jusqu’à se perdre de réputation aux yeux de
toute la troupe, suivre la voie du blâme, à tel point
que les scouts des autres patrouilles sont même gênés
de le regarder dans les yeux. Et pour finir, après un tournoi
pour l’honneur, partir tout de même en beauté,
et en panaches (trois sur l’épaule, très exactement).
Le reste des Lynx se répartit en têtes blonde, brune, châtain,
bouclée, rase, coupée au bol, plus ou moins crasseuses selon
les circonstances, plus ou moins ébouriffées selon l’heure
du jour et l’occupation du moment. Car un scout peut offrir au regard
du naturaliste des aspects très variés. C’est soit
une forme nouvelle et curieuse de chrysalide qui passe, le matin, en s’extirpant
de son sac de couchage, "de la condition de grande larve à
celle de poussin mal éclos en T-shirt tâché",
soit une espèce mutante de "lièvre-kangourou"
dont les cheveux couleur de feu font des éclairs entre les arbres
ou de petit taureau fonçant avec enthousiasme dans l’estomac
de l’adversaire, lequel apprécie modérément.
Parfois aussi le scout est une "sainte-nitouche à badgeouillons",
mais ça, c’est quand il est dans la patrouille de l’Aigle,
parce qu’au Lynx, ça n’arrive jamais, vous pensez bien,
et dans ce cas-là, le mieux que l’on ait à faire est
de lui taper dessus avec entrain.
Car entre deux engueulades, fugues et autres aléas de camp, entre
les moment où l’on s’égare mort de soif sur
les cailloux, où l’on sèche devant un message vicieusement
crypté et encore plus vicieusement planqué sous des petits
pois, il y a les bagarres ! Somptueuses, épiques, réjouissantes,
savoureuses, haletantes, remuantes, ahanantes, faisant voler poings et
semelles de godasses dans tous les sens, râpant les genoux, faisant
beugler, rugir, croasser, des bagarres qui feraient baver d’envie
les troupes de Longeverne, dont on sort indiscutablement endolori, sans
doute avec quelques bleuissures par ci par là, mais, aussi surprenant
que cela paraisse, encore en vie, tant qu’un perfide ennemi ne vous
a pas carotté votre foulard. Tout le récit du Deuxième
Jeu et de sa suite, Iaume le Preux, sont pour notre enchantement ponctués
de ces castagnes énormes, plus mêlées à la
Astérix que joutes chevaleresques avec hérault pour prévenir
de l’assaut et coups réguliers... Avec, pour toutes les échauffourées,
des trouvailles de passes d’armes, de jambes en ciseaux, de ruades,
d’aplatissages et reptations diverses, descriptions techniques et
modes d’emploi tout à fait dans le ton des chansons de geste
où chaque moulinet d’épée venant couper en
deux un Sarrasin ou de masse assommant un cheval suscitaient, par leur
précision, les cris d’approbation d’un auditoire averti
:
"Florian n’agonisait pas encore, d’ailleurs, il
se contentait de glapir à cris redoublés parce qu’un
malandrin s’agrippait à lui par les oreilles, qu’il
avait, pour être franc, bien décollées, mais il était
à gager que ces glapissements allaient bientôt s’interrompre
par défaut d’air, car on respire moins bien quand on a deux
ou trois quintaux de scouts qui s’agitent au-dessus de soi. Kleb
s’immergea au milieu de tout ça, non sans avoir évacué,
d’une poigne impitoyable, quelques comparses qui gênaient
l’accès au coeur de la mêlée ; les cris redoublèrent
; toute la place se résuma à cette tourmente concentrée
; Kleb, forant la masse des scouts comme un blaireau son talus et, après
avoir écarté en lui enfonçant un poing dans les narines
le Zag qui prétendait l’empêcher d’aller plus
avant, - pendant ce temps les inévitables Petit-Gâtal et
Thomas le tiraient par les jambes pour l’extraire du tas mais il
n’en avait cure – il finit par apercevoir une tranche de Florian."
Comme disait en son temps le sire de Joinville, voilà une empoigne
dont on parlera longtemps dans la chambre des dames...
Les chefs
Ils
sont un peu comme Napoléon dans L’Aiguille rouge, bien
qu’en plus invisibles. En apparence ils planent très
très au-dessus du jeu. En apparence aussi, ils le mènent,
suivant à la jumelle les progrès des patrouilles dans
le décryptage des azimut ou dans la fouille méthodique
des boites de conserve avec commentaires désabusés
et revenus de tout :
"- Eh bien, fit Germain, l’assistant, il semblerait qu’ils
aient compris, à la fin.
- C’est pas trop tôt, grommela Etienne, l’autre assistant.
- C’est le Lynx, il leur faut du temps.
- Comme toujours..."
Mais voilà, on a beau surveiller la montagne à la jumelle
et la sillonner en Citroën, il arrive que le jeu vous échappe,
ou s’embrouille de telle façon qu’on ne sait plus quelle
disparition signaler à une gendarmerie nationale peu portée
sur l’humour. Surtout quand les disparus réapparaissent et
que les fugueurs changent de nom toutes les 24 heures... A ce moment-là,
quand on est chef et qu’on rentre la tête dans les épaules
sous l’algarade des forces de l’ordre, on ferait mieux de
se montrer plus malin et plus vif d’esprit qu’un lynx, en
déchiffrant, à son tour, le message des montagnes : qu’un
jeu peut en cacher un autre, et qu’au-dessus des chefs de troupe,
il y en a un autre, un peu plus haut placé, qui bouge ses pions
en culottes courtes d’église en église, de village
à prendre ou de rivière à franchir, et qui mène
l’autre jeu, celui du Royaume, en donnant à ses scouts ses
propres énigmes à déchiffrer, lesquelles ne se dissimulent
pas dans des boites de petits pois mais sur la tiédeur et puis
la morsure des tuiles, dans la vase des fontaines, l’embrouillement
des étoiles.
Iaume le Preux
Il n’est pas opportun de trop parler du second volet des aventures
de Iaume dans son royaume, afin de ne pas déflorer l’histoire
pour les lecteurs qui ne l’auraient pas encore lu. Disons que le
Royaume qui semblait, du haut de la tour, vide et réservé
à lui-même, Iaume l’avait déjà peuplé
de Charles et de Geoffroy à la fin du premier livre. Il vient s’y
rajouter un lièvre-kangourou, celui qui enflammait les arbres dans
les combats. Mais ce qui est sûr, c’est que nous retrouvons
Iaume et sa mèche, ses dents blanches et son sale caractère.
Car si l’on voit encore trop souvent, à la fin des romans
d’initiation, le héros rebelle métamorphosé
en chevalier modèle et endosser pour toujours la livrée
du parfait redresseur de tort, la saga du Royaume, elle, nous confirme
dans une sagesse essentielle : à savoir que la vie, c’est
comme les jeux vidéo ; plus on grimpe dans les niveaux, plus c’est
difficile et plus on accumule les risques de se ramasser, avec un retentissant
retour à la case départ. Mais si le Iaume des jours mauvais
revient quelquefois, le vertige du Royaume aussi, et l’éblouissement
qu’il procure : il y a d’autres points de passage que les
tours de Revol-le-Vieux. Le clocher de Saint-Chély-du-Désert,
par exemple. Pour y accéder, rien de plus facile. Une fois dans
l’église (après vous être débarrassés
de quelques scouts ayant des velléités de vous arrêter)
allez au fond à gauche, passez dans un débarras et laissez-vous
guider par la lessiveuse et une pile de vieux journaux. De là,
entrez dans la « pièce obscure », allumez. Si vous
voyez une échelle de meunier, grimpez-y. Après un petit
moment, vous apercevrez une autre échelle, menant à une
trappe. Montez-y encore. Arrivé tout en haut, à peu près
au niveau de la meurtrière, si le but de votre quête est
de trouver Hincmar l’évêque, passez la main dans la
fente de pierre, c’est là qu’il se tient le plus souvent.
Si vous souhaitez atteindre le Royaume, hissez-vous aux cordes des cloches
à bout de bras, gagnez le haut du clocher, et quand vous aurez
sous les yeux les crêtes des montagnes, lâchez tout...
* le fameux Dhôtelland, celui dont Maurice Nadeau
et Alberto Manguel affirment qu’il est principalement habité
de chercheurs d’anges
Sandrine Alexie

Nampilly, mai 2008
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